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Laïc
dominicain
Il naît en
1913, à Lyon.
Il se convertit en 1930, à l’âge de 17 ans, répondant,
disait-il, à un appel intérieur de l’Esprit Saint.
Il découvre l’esprit dominicain en 1937 à l’âge de 24
ans. En captivité pendant la guerre de 39-45, il rencontre un père
dominicain avec lequel il garda une profonde amitié.
Il arrive à Chambéry pour raisons professionnelles vers
1950 : il a 37 ans.
Il s’engage alors dans le laïcat dominicain.
Il réside au Biollay avec son épouse et ses cinq enfants
jusqu’en 1962
Il participe activement à la vie sociale (association des
locataires du jeune quartier du Biollay), comme à la création de
la paroisse Saint Jean Bosco en 1955 dont il restera un animateur
fidèle. Il fonde en 1956 l’association chambérienne « Cimes
et neiges » qui organise de nombreux centres de vacances et
de loisirs.
En 1962, il s’installe avenue de la Boisse. Paroissien
toujours actif, il assume des responsabilités à la Savoisienne
Habitat, dans des organisations de colonies de vacances, à la
Cantine Savoyarde, à la Sasson, etc. A la Radio Chrétienne, il
s’occupe particulièrement du téléphone du dimanche qui met en
communication familles et prisonniers. Auteur d’articles à La
Vie Nouvelle
Il a occupé et assumé jusqu’à sa mort de multiples
responsabilités bénévoles :
Président
de l’union régionale Rhône-Alpes des sociétés coopératives
HLM
Président
d’honneur de la fédération nationale.
Membre
fondateur de la cantine savoyarde
Ancien
président de La Galoppaz
Responsable
de l’association gestionnaire du collège Notre-Dame du Rocher,
chargée de l’accueil des familles de détenus
Vice-président
d’honneur de l’UFCV (Union Française des Centres de
Vacances)
Président
de l’association des Amis de La Nouvelle qu’il avait fondée
vers 1985 (à 72 ans !).
Président
du conseil d’administration de la S.A. La Vie Nouvelle, depuis
1999.
Depuis la mort de son épouse, il vivait seul.
Il meurt à 87 ans le 8 mars 2000, mercredi des Cendres,
paisiblement assis dans son fauteuil, en lisant la Bible, habité
de la paix du Seigneur.
« Pour Joseph Escoffier, le logement social était
la priorité. Il y consacra beaucoup de temps, de dévouement et
de travail. Le logement social était pour lui une des expressions
les plus importantes de la solidarité. Il tempêtait contre ceux
qui ayant tellement plus que le nécessaire rechignaient à payer
l’impôt. C’était un laïc religieusement engagé dont
l’engagement était porteur de générosité et d’altruisme.
Il s’intéressait bien sûr à la politique, la politique comme
art de gouverner la cité. »
« Humainement autonome, subordonné au divin, son
christianisme était simple. Il n’avait pas choisi la terre
contre le ciel, ni le ciel contre la terre. Il les couplait l’un
à l’autre, avec une foi contagieuse. »
Pierre Fontanel, doyen du conseil municipal,directeur du
journal La Vie Nouvelle
« Sa générosité n’avait d’égale que son
énergie… » « Personnalité d’homme engagé, aux
convictions politiques à l’époque atypiques pour un chrétien,
chrétien aussi éloigné du conformisme que de la tiédeur ! »
« Par son exemple, il est de ceux qui ont compté dans mon
propre itinéraire et je n’ai jamais oublié la force de son témoignage
personnel. »
« A la Libération, il s’engagea au MRP. Avec les
drames de l’Indochine et de l’Afrique du Nord, il eut voulu
que sa famille de pensée mit tout son poids dans le sens du
dialogue, pour préserver les chances d’une cohabitation
fraternelle. » « Déçu, il n’eut plus
d’engagement partisan, mais resta en lien avec le courant de
pensée représenté à Chambéry par Gaby Leotard. ».
« Profondément chrétien et profondément démocrate, amis
avec le souci que les pesanteurs traditionnelles de ces références
ne fassent pas obstacle au renouvellement de la pensée dans une
société en constante évolution, et ne créent pas une coupure
avec ces incroyants dont il ne récusait ni les valeurs ni l’abnégation,
et dont il se sentait, au plan temporel, compagnon de route. ». ».Il
aimait à citer la parole de Lacordaire : « Entre le
fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître
et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui
affranchit. » Fort de ce viatique, il était immunisé
contre le doute, protégé contre l’inquiétude mais toujours
attentif à la réflexion des autres.. L’action était pour lui
l’ardent complément de la foi. »
Louis
Besson, ancien secrétaire d’Etat au Logement et maire de Chambéry.
« C’était un saint laïque, un homme de cœur, avec
tout l’amour au sens chrétien du terme »
Yves
Cérino, conseiller municipal
« Joseph Escoffier n’était pas de ceux qui croient témoigner
du Christ en substituant aux exigences morales de faciles et dérisoires
observances liturgiques, communes d’ailleurs à tous les idolâtres. »
« Sa mise à l’écoute du Christ n’inspirait pas
seulement sa vie publique, mais le plus intime de lui-même. Elle
lui avait permis, ainsi qu’à son épouse, de répondre aux
appels inattendus d’un amour transformé par la dure épreuve de
la captivité, et qui fit l’admiration de tous ceux qui approchèrent
ce couple d’élite. Son amour paternel s’alimentait à la même
source, j’en puis témoigner ! »
Père Perret, o.p.
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