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En 1958, le prix Nobel fut donné à Georges Pire, un
dominicain belge pour son travail en faveur des réfugiés. Le 27
février 1949 il assista à une conférence donnée par un certain
colonel Squadrille sur la condition des réfugiés en Europe. A la
fin de la séance, il demanda les noms des réfugiés pour chacun
des membres de son groupe. Ainsi furent mises en place les
fondations d’une organisation qui porterait assistance à
300.000 personnes déplacées vivant dans des camps et des
conditions inhumaines à travers l’Europe. Leur projet était de
créer des logements pour les plus âgés dont personne ne
voulait. Ainsi naquit l’Europe du cœur. Des villages
furent construits en Belgique, en France, en Allemagne, en
Autriche, en Grèce…Sa réponse à la question : d’où
l’argent viendra-t-il ? « Le
Bon Dieu y pourvoira ». Georges Pire éveilla l’Europe
aux besoins des oubliés.
Bernard Galinou, laïc
dominicain, fraternité Lacordaire, Lyon
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